A
l’occasion du Voyage linguistique en Allemagne, certains latinistes
ont visité le Musée romain-germanique de Cologne.
Beaucoup
d'objets, mosaïques… datant de l'Antiquité ont été retrouvés à
Cologne, en Allemagne, pendant la seconde guerre mondiale. En effet,
les explosions des bombes ont dégagé de nombreuses couches de
sédiments, dévoilant toute une cité romaine, enfouie depuis des
siècles.
Dans
cette ville a été créé un « musée Romain-Germanique » qui
expose une multitude de merveilles. On peut observer une très grande
mosaïque (dite de « Dio- -nysos ») extraordinairement bien
conservée et qui, à l'époque, constituait le sol d'une villa. Par
ailleurs, lorsque l'on se place au niveau de la mosaïque, on se
trouve en réalité à plusieurs mètres sous le sol car le sol se
rehausse de 25 cm par siècle.
On
voit des musiciens, des danseurs ainsi que, sur les bords, des
animaux comme des ânes, des canards… Des fruits et de la
nourriture sont aussi visibles, témoins du mode de vie et des
habitudes des Romains.
Les
couleurs utilisées restent dans les tons ocres et beiges, parsemés
de quelques touches de vert, avec des formes très géométriques
caractéristiques de l'art de l'Antiquité.
Petit
rappel : Dionysos est le dieu de la fête et du vin : il est
souvent représenté avec une grappe de raisin et une coupe dans la
main.
Ce
verre n'est pas issu de l'industrie mais bien d'un travail manuel de
très grande précision : il date du IIIème siècle. Les lettres en
rouge forment un proverbe grec : « Bois et tu te sentiras mieux. ».
Malgré l'usure et l'âge du verre, la régularité des motifs et des
courbes reste frappante : ce travail est remarquable par sa finesse
et sa richesse ainsi que par ses couleurs, obtenues à l'aide de sels
métalliques. Le cuivre permet d'obtenir du bleu, le fer du rouge et
le chrome du vert.
Cet
objet fait partie d'une magnifique collection de vases, coupes,
récipients et décorations en verre.
Dans
ce musée Romain-Germanique, il est possible de voir du matériel de
médecin. Scalpels, aiguilles, couteaux, pinces, boîtes de
rangement…, rien ne manque à l'appel, hormis l’anesthésiant…
Les opérations, rares et redoutées, étaient plutôt risquées : il
n'y avait ni désinfectants ni anesthésiants véritablement
efficaces. Chose à donner froid dans le dos...



beau travail ! "usque non ascendam"
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