mercredi 16 décembre 2015

Des Romains en Allemagne par Aude

A l’occasion du Voyage linguistique en Allemagne, certains latinistes ont visité le Musée romain-germanique de Cologne. 
 
Beaucoup d'objets, mosaïques… datant de l'Antiquité ont été retrouvés à Cologne, en Allemagne, pendant la seconde guerre mondiale. En effet, les explosions des bombes ont dégagé de nombreuses couches de sédiments, dévoilant toute une cité romaine, enfouie depuis des siècles.

Dans cette ville a été créé un « musée Romain-Germanique » qui expose une multitude de merveilles. On peut observer une très grande mosaïque (dite de « Dio- -nysos ») extraordinairement bien conservée et qui, à l'époque, constituait le sol d'une villa. Par ailleurs, lorsque l'on se place au niveau de la mosaïque, on se trouve en réalité à plusieurs mètres sous le sol car le sol se rehausse de 25 cm par siècle.
On voit des musiciens, des danseurs ainsi que, sur les bords, des animaux comme des ânes, des canards… Des fruits et de la nourriture sont aussi visibles, témoins du mode de vie et des habitudes des Romains.

Les couleurs utilisées restent dans les tons ocres et beiges, parsemés de quelques touches de vert, avec des formes très géométriques caractéristiques de l'art de l'Antiquité.

Petit rappel : Dionysos est le dieu de la fête et du vin : il est souvent représenté avec une grappe de raisin et une coupe dans la main.


 

Ce verre n'est pas issu de l'industrie mais bien d'un travail manuel de très grande précision : il date du IIIème siècle. Les lettres en rouge forment un proverbe grec : « Bois et tu te sentiras mieux. ». 
 
Malgré l'usure et l'âge du verre, la régularité des motifs et des courbes reste frappante : ce travail est remarquable par sa finesse et sa richesse ainsi que par ses couleurs, obtenues à l'aide de sels métalliques. Le cuivre permet d'obtenir du bleu, le fer du rouge et le chrome du vert. 
 
Cet objet fait partie d'une magnifique collection de vases, coupes, récipients et décorations en verre.

 
Dans ce musée Romain-Germanique, il est possible de voir du matériel de médecin. Scalpels, aiguilles, couteaux, pinces, boîtes de rangement…, rien ne manque à l'appel, hormis l’anesthésiant… Les opérations, rares et redoutées, étaient plutôt risquées : il n'y avait ni désinfectants ni anesthésiants véritablement efficaces. Chose à donner froid dans le dos...


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